Notre corps nous parle

Le corps s'exprime

Les cris du corps sont l’expression des douleurs de l’âme.

Nous cherchons souvent à soigner les symptômes mais nous oublions de nous intéresser à la cause. De ce fait, les symptômes reviennent, soit de manière récurrente, soit par le développement de nouveaux problèmes de santé. Les médecines occidentales et orientales sont différentes et pourtant complémentaires dans un processus de guérison.

L’expérimentation au service de la compréhension

La médecine occidentale explique que les maladies ont des origines génétiques héréditaires ou acquises. Pour la médecine orientales, la maladie témoigne d’un obstacle que l’on n’a pas réussi à exprimer. La conscience exprime donc des troubles générateurs de maladie.

Il est scientifiquement acquis que certains gènes peuvent s’activer ou se désactiver au cours de notre vie (Epigénétique). Par exemple, des expériences de stress provoqué chez la souris peuvent engendrer des altérations chromosomiques. Il est démontré qu’avec un même terrain génétique, un individu exprimera la maladie alors que l’autre restera en bonne santé selon l’environnement dans lequel il évolue.

Ainsi, le corps répond aux sollicitations extérieures et réagit en fonction, il exprime les conséquences de son exposition au stress, dans le cas de l’expérience menée chez les souris. Un choc avec un état de stress peut aussi provoquer du diabète chez quelqu’un qui ne souffrait pas de cette maladie auparavant.

Image du corps et brin d'ADN. L'épigénétique et l'expression du corps
L’expression des gènes expliquée par l’épigénétique

L’expression d’un mal être

Enfant, j’avais du mal à m’adapter à l’environnement scolaire. L’angoisse me prenait quand il était question de me préparer pour aller à l’école. Combien de fois a-t-il fallu faire venir le médecin ! Je ne compte plus le nombre d’angines ou de gastro-entérites dont j’ai souffert. En effet, j’étais tellement submergée par l’anxiété que mon corps réagissait avec de vraies maladies, que ma peur provoquait. C’est devenu un moyen de fonctionnement, une fuite qui me permettait de fermer les yeux sur les causes profondes de mon mal. Et peu à peu, j’ai appliqué sans m’en rendre compte ce fonctionnement à ma vie, entraînant divers soucis de santé et accidents, et par la même, l’oubli de mes soucis psychiques…

En omettant d’écouter notre voix intérieure, en refoulant nos peurs et en refusant de mettre des mots sur nos angoisses, nous tentons d’éviter de réfléchir au problème qui nous occupe. Bien souvent, la peur de se faire face nous pousse à mettre en place une politique de l’autruche. Nous devenons hermétiques à la petite voix et oublions de nous écouter. L’inconscient n’a plus alors d’autre moyen que de s’exprimer par le corps. Par ce biais, il envoie les signaux que nous avons ignorés jusqu’alors afin de se faire entendre d’une autre manière.

L’effet miroir

A force d’essuyer les plâtres, ma mère en a conclu que j’avais des faiblesses physiques et rechignait à me proposer certaines activités. Elle avait peur par exemple que je fasse du cheval, tombe et me casse en mille morceaux. Je me suis alors mise à penser comme elle, me disant qu’effectivement j’avais des faiblesses. Et avec cette pensée, le début de nombreux déboires. Il en a fallu beaucoup pour commencer à me poser la question de leurs origines.

Face à des chocs psychologiques, des événements extérieurs ou des difficultés personnelles, nous sommes parfois perdus et nous pouvons avoir du mal à les gérer ou mettre des mots sur ce qu’il nous arrive. Si nous ignorons de nous en préoccuper, le non-conscient peut être amené à se faire entendre par tous les moyens possibles et peut choisir notre corps comme médium de communication. En exprimant telle ou telle maladie, notre corps nous parle d’un événement ou d’une situation que nous n’avons pas réussi à dépasser. En commençant à m’interroger, j’ai fini par éliminer certaines affections récurrentes telles que les angines puis les gastro-entérites. J’ai commencé à changer certains comportements et cela m’a permis de me rendre compte que je pouvais influer sur les réactions de mon propre corps. Si notre maladie nous parle de notre état d’être, elle nous indique aussi les voies à explorer pour en débusquer la cause profonde.

Finalement, notre corps nous dévoile nous-mêmes.

Vous aussi vous interrogez-vous sur vos difficultés ? Peut-être commencez-vous à prendre conscience que votre état d’esprit agit sur votre corps. Vous avez du mal à y croire ?

Racontez-nous dans les commentaires votre propre expérience ou votre ressenti face à cette vision des choses.

Vos maux physiques s’expriment à la place des mots qui vous sont difficiles à dire et il est possible d’y remédier !

Pour aller plus loin :
Quand les gènes s’activent et se désactivent
Epigénétique : Comment l’environnement influence nos gènes
Effets chromosomique, génétique et épigénétique

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